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Créations littéraires » États d'âme / Exutoire F*** la déprime

Super Solo

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Le 14/07/2019 à 20h18
Reprise du message précédent

Salut,
Content d'avoir de tes nouvelles.

La fuite... tout le monde sait très bien que j'y ai moi aussi pensé. C'est plus simple, c'est certain. Mais est-ce que tu serais mieux ailleurs?

Il peut y avoir un déclic à n'importe quel moment, ca va t'arriver.
Tu vas passer une journée, et puis le lendemain, tu te diras "ben en fait, j'y ai pas pensé hier, j'y pense maintenant, mais pas hier"

Et ça voudra dire que tu peux.

Tu vas t'en sortir. Avec de bonnes grosses cicatrices, mais tu vas y arriver :)

Courage
   

Yann Solo ^^

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Inscrit le: 22/11/2017

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Le 23/05/2021 à 21h39
Voila,
On est presque 4 ans après. J'aurais aimé raconter que la vie a repris le dessus et j'ai reconstruit ma vie mais ce n'est pas ça. Je suis détruit. Mes enfants souffrent. Ils se sont renfermés, pour les 2 plus grands. Le plus jeune est résilient du fait de son innocence mais subit quand même tout ce bordel.
Pendant ces quatre ans je me suis accroché. Je me suis mis au sport, je n'ai pas bu d'alcool, j'ai tenu mon boulot et mon appart est bien tenu. J'ai vu un psy pendant 3 ans et j'ai essayé de passer mon diplôme que je n'ai pas eu. Je suis sur le point d'acheter un appartement seul, et ma fille, qui a 14 ans, vit avec moi depuis septembre. J'ai épuisé tous mes recours et mes proches.

Aujourd'hui, je me sens seul au monde. Je suis incapable de la moindre joie. Je noirci surement du fit de mon état émotionnel du moment, mais au plus profond, il fait noir et froid. Je dois faire partie des abrutis qui n'arrivent pas à passer le cap. Je lui écris régulièrement mais elle ne répond pas. elle n'a jamais voulu me reparler depuis le premier jour de son départ. J'en viens à penser qu'elle est malade mais cela n'aide pas la consolation. Je lutte pour ne pas sombrer dans la dépression profonde mais à moyens bio. J'ai pris un peu des cachets mais cela me coupe trop de la musique et je ne le supporte pas. Vivre sans musique est une asphyxie.

Alors, voilà, je voulais simplement témoigner de ce que l'on peut être encore traumatisé, mal dormir, se réveiller en pleurant ou en hurlant après presque 4 ans. Si quelqu'un me ressemble à la lecture de ce message, qu'il ne sente pas seul, ou en tout cas, qu'il se rassure un peu, je lui ressemble. Moi je me sens très très très seul et ce, malgré le soutien de mes proches. Il arrive un moment où plus personne ne vous comprend. La blessure qui se ravive à chaque weekend ou chaque communication, ou à chaque départ des enfants, est atroce. Se voir sombrer alors que l'on pense avoir tout essayé aussi. Les pensées noires ne sont jamais loin. On est à fleur tout le temps et il faut tricher dans nos relation sociales quotidiennes.

On sait beaucoup de choses sur la vie et le monde. On a des tonnes de ressources en tête, des mots d’encouragement de nos proches mais rien n'y fait. On meurt dedans en permanence. On crève. On vit un enfer. On ne sait plus quoi faire. Quand on pense à s'envoyer en l'air en bagnole, on en trouve pas le courage et on pense à ses enfants un peu. Mais cela prolonge l'agonie. Surement que le chemin est encore long et qu'il existe une possibilité de rémissions, mais de la ou je me trouve, je ne vois rien que le froid, le vide, la tristesse et la peine. Et cela nous isole du reste de l'humanité. On se fout de la réouverture des terrasses, on y met plus les pieds depuis 4 ans. Et de toute façon, on ne se reconnait dans personne.

Si un jour quelqu'un pense n'avoir pas de semblable dans son incapacité à surmonter ce tsunami, qu'il se rassure. Je suis là. Je témoigne. J'aime mon ex-femme autant que je la hais pour le mal qu'elle me cause et à mes enfants. Ce que je vis ressemble à être du jour au lendemain, chassé, détesté, ostracisé et détruit par les personnes que l'on a le plus aimé. Pour ceux qui n'ont personne, imaginez vos parents, vos enfants ou vos meilleurs amis vous quittez du jour au lendemain, sans explication et vous détruite après, s'acharner sur vous pendant 4 ans.

On pense au Christ, à Mandela, à Galilée ; on se rappelle bien que l'injustice règne en ce monde et qu'il est normal qu'elle s'abatte aveuglément parfois aussi sur nous. Mais cela ne console pas ou peu. La seule chose que l'on arrive à assumer, c'est le minimum syndical ; on se lève, on va bosser, on sourit un peu, on rentre, on fait à manger. Quand vient le week-end, on voit ce qu'il reste de notre ex-famille pendant moins de 48 heures, le temps de bien comprendre que les choses resteront ce qu'elles sont. On voudrait être croyant pour avoir un Dieu à prier, mais on ne l'est pas. Alors on se résigne à comprendre les choses autrement et on se méprise de n'avoir pas les ressources d'avancer. On se méprise autant quz ce que l'autre nous méprisé et nous détruit. Finalement, on lui donne un peu raison. Et de toute façon, on a pas la force de faire autrement. Okn mange peu. On dors mal et quasiment toutes nos pensées se tournent irrémédiablement vers ce qui fait mal. Quand on a la chance d'oublier un peu, il y a toujours un retour de flammes violent qui vient nous rappeler que non, on ne va pas bien. On désespère de n'être pas plus fort, on a des montées de sanglots et d'angoisse et de douleur contre lesquels il n'existe pas de remèdes. Les joies sont passagères quand la peine est profonde.

Voilà, HML en est là 4 ans après. Que celui ou celle qui lui ressemble un peu se rassure, il/elle n'est pas seul(e). La guérison n'est pas garantie. la souffrance peut durer longtemps, sans que l'on soit l'artisan de son propre malheur, bien au delà de sa propre volonté.

Et la seule chose que l'on désire, la vie nous le refuse. On prie pour mourir à soi-même et renaitre à une nouvelle vie mais on en le peut. Peut-être est-ce cela les limbes, un entre deux entre l'enfer et le paradis. Un lieu mort, froid, sans vie. SI quelqu'un atterit là, qu'il se rassure, il n'est pas le premier, il ne sera peut-être pas le dernier.
L'homme qui écrit ces lignes est pourtant un résilient. La vie a frapper souvent, il s'est toujours relevé. Mais là, il reste mort-vivant. Incapable d'avancer. Et personne ne le comprend plus.

Voilà ce que peut faire une relation qui se termine. C'est purement un assassinat d'âme sans assassinat du corps. On ne craint ni Dieu, ni les juges, ni les JAF, li les flics ni tout ce folklore puant d'hypocrisie qui vous enlève vos enfants au motif que vous êtes un homme en piétinant votre sensibilité et vos valeurs. Mais qu'importe, je pisse sur tous ces fils de pute et ce système hypocrite. Je le hais profondément. La recherche du bien n'est leur apanage. C'est du vent. Tout le monde se fout de vitre souffrance, si tu es un homme, tu es coupable de toute façon. Tu paieras pour tous les salauds qui maltraitent leurs bonnes femmes et leurs enfants. Tu paieras. Il n'y a pas d'autre issue. Générant ainsi la haine, le système s'autodétruit. Mais ceux qui y croient encore chantent encore sur le pont pendant que le bateau coule. Et je serais de ceux qui les regarderont plonger dans l'onde sans aucun regret. Pour le mal et l'injustice qui ont été faits. Incapable de faire la part des choses, voilà dans quel état je me trouve. Je ne l'ai pas choisi, je le subis. Je me suis battu, je me bats. Mais je perds et la douleur gagne.

Si tu te reconnais dans ces lignes, maintenant, dans 10 ans ou d'avantage, sache que je suis passé par là aussi. Saches que malgré toute ma bonne volonté, mon amour de la vie et de mes enfants, mes forces, il existe des forces supérieures qui peuvent te briser. Accepte le ou pas. De toute façon, nous ne sommes que les jouets de la vie. Ni bien ni mal, que de la vie. L'univers se fout bien de nos existences.

On a le cœur qui saigne. On a l'âme en cendres. Et la renaissance est comme l'amour, elle ne se commande pas. On l'attendra peut-être toute une vie. Mais c'est ainsi. Fais-toi y ou non. Fume un pétard, bois un ricard, joue de la guitare. Mais toujours les corbeaux reviennent. Car les corbeaux aiment la charogne. Et c'est ce que ce que je suis.

Bien sur, cette écriture est sombre noire et désespérante mais c'est une expression. C'est un signe de vie. On s'en veut de ne pouvoir mourir. Allez assez. Elle n'a jamais voulu plus me parler. C'est atroce.



   

Yoda Solo

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Le 24/05/2021 à 10h53
oh hml j'ai tellement pensée à toi ... j'aurais dû être là et te demander des nouvelles mais le forum est tellement calme

oui je sais je n'ai aucune excuse

pour ma part, ton message resonne en moi et sans les difficultés que tes enfants vivent :( il m'a fallu 5 ans pour "tourner la page" ... 5 ans, c'est long et court à la fois ...

et j'ai cru avoir tourné la page ? peut être ...

je pensais l'avoir fait .. et en février dernier il m'annonce qu'il va partir changer de ville et s'installer avec son amie (la 3ème connue de nos enfants depuis 6 ans de séparation en avril dernier ) .... et voilà je me sens mal, mais c'est un projet à "long terme" donc ...

et depuis 1 mois ce projet a été réalisé, ça plus l'envol de mes 4 enfants pour quasi tous maintenant (c'est normal je le sais) et parfois dans des villes différentes, je me retrouve seule dans cette ville, là où j'étais venue il y a 19 ans pour suivre mon ex mari ...

voilà ... alors la blessure est encore là mais elle a changé :)
je ne pense plus à lui comme d'un amour ... mais j'ai moi aussi maintenant envie de connaitre une vraie histoire :) d'amour et de sexe :) lol ( j'ai eu la chance depuis 1 an de connaitre des histoires de sexe, après 5 ans sans rien ça fait du bien au moral et partout lol ... )

mais une vraie histoire oui j'en rêve ... mais impossible ? je ne sais pas

donc tu vois, il m'aura fallu 5 ans .................

plein de pensées à toi, plein de courage bizzzz

et je suis certaine que tu n'es pas le seul dans ce cas .... prends soin de toi


" Etre heureux ne signifie pas que tout est parfait. Cela signifie que vous avez décidé de regarder au-delà des imperfections ". Aristote
   

Yann Solo ^^

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Le 26/05/2021 à 07h24
Coucou Adro.
Ne t'en veux de rien du tout. Moi aussi je suis coupable de n'être pas revenu donner et prendre des nouvelles. J'ai voulu plusieurs fois, mais à un moment donné, je me suis senti comme un poisson dans un bocal, genre je ne faisais que tourner en rond et je ne voulais pas ajouter du malheur au malheur. Et aussi je me disais que parler de cette saloperie d'épreuve la faisait exister davantage. J'en ai beaucoup parlé, écrit et force est de constater que cela n'a rien changé. Je me suis donc tu. Tous les fidèles du forum ont été de vrais soutiens à un moment ou ma solitude existentielle était immense et je vous en remercie.

Je crois que, en plus d'être un défouloir, mon message se voulait un témoignage pour d'éventuels "abimés", "trop fragiles" qui comme moi, malgré leur luttes internes, leurs volontés, n'arrivent pas à se défaire de leur douleur. Car il me semble qu'au bout d'un moment, la culpabilité de ne pas se sentir bien se rajoute à la douleur et le cocktail n'est franchement pas des plus positifs.

Je suis très content pour toi que tu puisse gouter à nouveau aux plaisirs simples de la chair et de l'esprit. J'y ai gouté aussi. Mais il est difficile de s'éveiller en hurlant le prénom de son ex au coté d'une personne nouvelle, aussi compréhensive qu'elle soit et cela montre peut être aussi que le deuil n'est pas fait. Je suis donc seul et cela me convient. Je me consacre donc à mes activités artistiques. J'espère prochainement sortir un album (d'ici la fin de l'année) et je serais heureux de le faire tourner pour avis à ceux dont j'ai pu être proche ici. Il faudra pour cela m'envoyer votre adresse mail en MP.

Pour ce qui est de la rémission, au cours de mes différentes démarches, il me semble que l'image qui corresponde le plus à ma situation, est celle d'une amputation. En effet ; si on venait à être amputé d'une main, disons la droite pour les droitiers et l'autre pour les gauchers, il me semble que l'acceptation totale de cette amputation se déroule en plusieurs temps. D'abord la cicatrisation. On peut vouloir cicatriser plus vite mais la vérité est que notre corps prendra le temps qu'il lui faut pour cela. Que l'on veuille hâter le pas ou non ne change rien. Il faudra le temps qu'il faut. Ensuite, au niveau de la cicatrisation psychologique (la plus délicate à mes yeux) là c'est selon. Mais ce que je sais c'est que par exemple, à chaque fois qu'il s'agira de faire ses lacets par exemple, ou tout autre geste nécessitant l'emploi de la main disparue, il y a un rappel du membre disparu. Je me dis donc qu'une séparation non-voulue subie, surprise etc... équivaut à souffrir du syndrome du membre disparu. On a perdu sa main, mais on la perçoit encore longtemps après, et je pense qu'il faut l'avoir vécu pour le comprendre. Dans mon cas, son départ m'a privé d'elle, de mes enfants, de ma maison et de mon rôle père (j'exhorte d'ailleurs toutes les femmes de bonne volonté à comprendre que dans notre époque d'égalité de droits et de traitement, il est parfaitement cruel de rayer d'un trait de plume un homme de la vie de ses enfants. C'est criminel. Pour lui comme pour les enfants.), bref de tout ce qui faisait ma vie. Que j'aimerais entendre à la place des néo-féministes ridicules de tous bords, des [i]néo-familiaristes[/i], égalitaristes convaincus comme moi, réclamant de toutes leurs forces un traitement équitable des positions parentales post-séparation. Mais là encore, c'est loin d'être le cas.

La violence de ce que je subit m'a souvent fait penser à régler mon problème de manière brutale. Je m'en suis toujours retenu et n’irai pas par ce chemin mais j'avoue comprendre qu'un homme souffre tellement de la privation de sa chair et de son rôle de père, de la cécité de la soi-disant Justice, qu'il en vienne à devenir violent. Personne n'est venu rétablir la Justice dans ma situation. Ni l’État, ni un Dieu, ni personne. La situation qui perdure pour moi est une pure injustice. Alors pourquoi me retiens-je de faire du mal à la mère de mes enfants ? Hé ben tout simplement parce que je sais très bien qu'en faisant du mal à cette personne, j'en ferais à mes enfants. Je m'interdis de faire ce que l'on me fait. Mais ce faisant, je suis obligé de tolérer de n'être plus qu'un père "clignotant" = DVH classique, 1 we tous les 15 jours + moitié de vacances, sans exercice de l'autorité parentale, à rebours des textes de loi. Je n'évoque même pas la merde financière et les contrecoups sur ma santé de cette situation. Pour la doxa (l'opinion commune), tout ce qui se déroule étant parfaitement légal est donc parfaitement juste. Je suis donc exclu de la société par la société elle-même. Mais comme disait Coluche "Que la société se rassure si elle ne veut pas de nous, nous ne voulons pas d'elle non plus.". Par cette épreuve, les vrais visages des uns et des autres, de l'institution et des principes qui régissent notre vie en France deviennent apparents. Aujourd'hui, je n'ai plus aucune confiance ni dans les lois de mon pays, ni dans les gens qui les incarnent, ni dans la police ou les services judiciaires. Tout ceci n'est à mes yeux qu'une gigantesque mascarade sur laquelle je crache sans l'once d'un regret.

J'ai toujours défendu "la veuve et l'orphelin", cherché la vérité et le juste et dans ma conduite quotidienne, je ne fais de mal à personne, ou en tout cas, minime et non intentionnel. Mais la société m'a trahi, la justice m'a trahi. Et ces trahisons feront de moi un farouche critique, opposant. Ainsi en a décidé le destin. La société produit elle-même le poison dont elle mourra. Je pourrais prolonger ce parallèle avec la sélection scolaire et sociale, dont parlaient déjà Bourdieu et Passeron en 69. Jamais je ne pourrais oublier la condescendance de la JAF qui m'a refusé la garde mon plus jeune, en prétextant qu'il "n'y avait pas d'élément nouveau" permettant cela, nonobstant bien sur l'arrivée de ma fille, et le fait qu'en me refusant cette garde, elle brisait de fait la fratrie et le peu de noyau familial qu'il restait encore. Et depuis 4 ans, je vous passe le nombre de dimanche où à l'heure de prendre le car pour rentrer à son domicile, mon plus jeune à versé des larmes. Je vous passe la douleur, la haine et la rage que cela fait d'assister à un tel spectacle en étant impuissant, par la force publique et la pseudo morale de ces fils et filles de pute en-costumés, prétendant servir la Justice et l'intérêt général mais générant une violence psychique sans équivalent. Jamais je n'oublierai. J'en paierai peut-être le prix (si tant est que je n'ai pas déjà mille fois payé) mais ma conviction est aujourd'hui qu'on ne peut se fier aux institutions pour garantir la Justice.

Je comprend qu'on en meure, par suicide ou à petit feu. Et je souhaite ardemment que toutes ces personnes soit privées de leurs enfants pour qu'elles aient une chance de comprendre ce que cela fait d'être trainé dans la boue, simplement parce que le préjugè social en vigueur est qu'une femme s'occupe mieux des enfants qu'un homme.

Toute les femmes militantes qui souhaitent faire régner la justice et l'égalité doivent combattre pour ces pères qu'on brise, qu'on écrase et qu'on broie. Femmes et hommes unis pour la justice. Il faut en finir avec cette pseudo guerre des sexes que les médias tentent de nous imposer. Justice pour tous ou pour personne. Pas de Justice, pas de paix. Mais ce n'est pas moi qui ai déclenché la guerre.

Un homme ne doit pas être coupable d'être ce qu'il est par principe. J'ai pris un congés parental d'un an et demi. Je me suis occupé de mon dernier lorsque mon ex commençait sa crise identitaire et délaissait son foyer. La récompense ? une privation totale de mes droits et une suspicion sociale de domination masculine. Tant de violence et d'injustice ne peuvent rester sans conséquences et sans effets. Si une femme a autant de droits qu'un homme alors qu'un homme ait autant de droits qu'une femme.

Bien sur, femmes et hommes ont chacun leur particularités et traiter les problématiques de genre par généralités est extrêmement dangereux. C'est pour cela que j'en appelle aux femmes de bonne volonté : luttez pour une égalité réelle et pas pour une supériorité d'un genre sur l'autre, surtout qu'il existe parmi les hommes, des gens biens qui pratiquent l'égalité au quotidien. Que penser lorsque ces valeurs pratiquées au quotidien ne sont pas récompensées mais au contraire punies ? Il faut beaucoup de jugeote pour ne pas tomber dans un manichéisme basique.

J'aime les femmes, et je souhaite ardemment que dans tous les pays du monde, chacun de nous ait les mêmes droits. C'est comme cela que j'éduque ma fille notamment. Mais si l'on bafoue les miens au nom d'un sexisme inversé ou d'un féminisme militant aveugle, je ne le tolèrerais pas. Personne de sain d'esprit ne pourrait le tolérér. Vive Louise Michel, Marie Curie, Rosa Parks et consort, vive les hommes qui se sont battus pour les droits des femmes. Mais à bas les mégères qui profitent de la situation et brise des hommes simplement parce qu'il sont des hommes.

La bêtise, le vice, la cruauté, la violence, la volonté de domination n'est pas l'apanage d'un sexe. La nature est bien faite ; les femmes en sont autant pourvues que les hommes, n'en déplaisent aux aveugles. Arrêtons donc ces conneries et cherchons le bien et la justice. pour le bien de tous. Vaut-il mieux une Nadine Morano qu'un Abbé Pierre ? Une Margaret Thatcher qu'un Gandhi ? Une Anne Lauvergeon qu'un Montaigne ? Allons.... Être femme ne garanti nullement une moralité supérieure.

Bien sur qu'il faut combattre pour que dans les pays peu développés, les femmes aient le droit de choisir, d'être éduqués, d'être égales mais il ne faut pas oublier que ce combat ne concerne pas particulièrement les femmes, il concerne également les enfants, les animaux, la Nature etc.. Bref, il concerne le combat global de la recherche de ce qui est Juste, en un mot, de la JUSTICE. Justice pour chacun ou pour personne. Là est mon combat. Et de mon expérience, ce qui est Juste est souvent loin de ce qui est légal. Donc, soit on est injuste légalement, soit on est juste mais illégalement. Pour ma part, je suis de la 2eme catégorie et je ne reviendrais jamais en arrière.

Certainement que pour certains je suis loin d'un deuil psychologique et du travail d’acceptation nécessaire. Mais à mes yeux, il est des situations comme la mienne qui ont des implications beaucoup plus larges qu'une simple acceptation de la liberté individuelle de chacun. Surtout quand je vois couler des larmes sur les joues de mon fils de 8 ans de manière récurrente.

JUSTICE POUR TOUS OU POUR PERSONNE



Edité par HML Le 26/05/2021 à 12h09
   

Yann Solo ^^

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Le 11/07/2021 à 18h21
Bonjour à tous

Voilà quatre ans elle partait, me délaissant sans crier gare et sans m'avoir jamais parlé depuis. Quatre ans que je suis hanté par des tonnes de questions qui restent sans réponses. Elle a mis fin à 18 ans du jour au lendemain, sans un mot, sans un signe, et sans jamais vouloir me rencontrer depuis, sans que je n'ai commis de faute ou quelque chose d'autre. J'étais un mec bien. Cela fait quatre ans et j'ai toujours aussi mal. Les pires moments sont ceux où j'ai mes enfants et où elle n'est pas là, cruellement absente. Certains penseront que je l'ai surement mérité, d'autres penseront que je suis responsable ou que je n'arrive pas à faire mon deuil.

Ce que je sais, c'est que je ne peux pas faire aujourd'hui comme si rien ne s'était passé, comme elle le fait elle. Je suis déchiré de voir souffrir mes enfants, et de nous voir en être arrivé là. Rien ne semble pouvoir effacer cette blessure et il m'est très difficile de trouver comment communiquer avec cette personne qui ne veut pas et n'a jamais voulu communiquer avec moi. J'ai des tonnes de colère et de rage coincées à l'intérieur de moi et je ne peux rien dire à personne. Mon meilleur ami va mal, et personne dans ma famille ne peut assumer ni comprendre ma peine. Je suis abominablement seul en ce mois de Juillet où les gens normaux sont heureux d'être en vacances et où je donne autant que faire se peut, le change avec mes trois.

Je veux témoigner pour ceux qui viendront après. Il n'est pas ridicule d'aimer encore quatre après, ni d'être encore sous le choc. Malgré un suivi psy, une hygiène de vie correcte et un recours anecdotique aux AD, on peut ne pas se remettre d'un tel choc. C'est mon cas. Après 18 ans, si ce que j'ai lu est exact, il me reste encore deux anx pour arriver au tiers de la durée passée ensemble, qui est souvent mentionnée pour les fins de deuil. J'espère.

Je suis un homme qui se veut solide et résilient et je n'ai pas l'habitude de me plaindre. Il fallait que cette peine sorte et l'écriture est tout ce qu'il me reste. J'aime toujours mon ex-femme et je suis pétri d'elle, malgré sa conduite. Je m'en veux parfois de ne pouvoir faire autrement. Et la culpabilité se rajoute au mal. Mais c'est ainsi.

Que le ciel me vienne en aide. Je n'en peux plus.
   

Yoda Solo

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Le 12/07/2021 à 16h17
oui c'est dur c'est certain, surtout que tu n'as jamais pu en parler, mettre des mots sur tes maux, en discuter, faire sortir ta colère ton incompréhension et autres

pour ma part, il m'aura fallu 5 ans ... pour aller "mieux" après 22 ans de vie commune et "des discussions et autres avec mon ex " ce qui aide sûrement ...

en la matière il n'y a aucune règle malheureusement, je te souhaite un jour d'aller un peu mieux, de retrouver de la sérénité et de laisser le passé derrière toi pour tenter d'avancer malgré tout :)

courage


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